La politique familiale passe par une fiscalité équitable

La politique familiale, cheval de bataille du PDC, doit garantir aux familles de toutes sortes : des infrastructures de qualités, un système de crèches efficace, des aides financières adéquates, mais aussi une politique fiscale accommodante leur permettant de conserver un certain pouvoir d’achat.

La constitution Suisse exige que le principe de l’égalité de traitement en matière fiscale soit respecté. Cela signifie que 2 personnes ayant un revenu similaire doivent payer le même montant d’impôt.

Or, avec le système actuel, ce principe n’est pas toujours honoré. En effet, actuellement, un couple marié, dont les deux époux travaillent, paie plus d’impôts qu’un couple concubin aux revenus identiques. Pourquoi ?

Premièrement, dans un couple concubin, chaque personne est imposée séparément, alors que dans un couple marié, c’est le ménage qui est imposé. Deuxièmement, la Suisse a un système d’impôt progressif, c’est-à-dire que plus le revenu augmente, plus le taux d’impôt en pourcentage augmente. Conséquence : les contribuables mariés se voient taxés au taux d’impôt correspondant à leurs salaires additionnés, alors que les concubins sont chacun taxé au barème correspondant à leurs salaires individuels, proportionnellement plus bas.

Prenons un exemple concret : madame et monsieur Tartenpion habitent Sion et gagnent respectivement 80’000 et 50’000 francs.

En tant que concubins, ils paient 14’315 et 6’303 francs (20’618.- en tout) d’impôts sur leurs revenus.

En revanche en tant que couple marié, ils paient un impôt commun de 22’865 francs, soit plus de 2’000 francs de plus que s’ils n’étaient pas mariés !

Pour pallier à cette injustice, la plupart des cantons ont déjà pris certaines mesures, comme le Valais, par exemple, qui accorde aux couples mariés un abattement sur le montant d’impôt de 35%, au minimum 630 francs et au maximum 4500 francs.

Mais tous ces petits bricolages cantonaux ne permettent toujours pas de respecter l’égalité constitutionnelle demandée. C’est pourquoi le PDC a lancé une initiative populaire demandant que le couple marié ne soit définitivement plus pénalisé fiscalement.

Signez et faites signer cette initiative, pour que l’équité soit une réalité.

Le PDC a également lancé une deuxième initiative concernant la défiscalisation des allocations familiales. En effet, à l’heure actuelle, les familles touchent un certain montant d’allocations pour leurs enfants, mais sont imposées sur ce montant reçu. En résumé, on leur donne dans une main et on leur reprend dans l’autre.

Ces allocations pour enfants et jeunes en formation sont censées aider financièrement les familles, mais cette aide est diminuée par l’impôt qui y est perçu. Aujourd’hui, le montant des allocations familiales versées chaque année s’élève à plus 5 milliards de francs et il n’est pas normal que l’Etat en reprenne presque la moitié. Le Valais a un temps d’avance sur ce sujet, puisque l’exonération des allocations familiales y est déjà une réalité. Pour que cette réalité s’étende à la Suisse entière : signez et faites signez cette deuxième initiative !

Grâce à ces 2 initiatives, le pouvoir d’achat des familles pourra sensiblement être amélioré, une manière simple de mettre en œuvre une politique familiale efficace.

Marie Gaillard
Candidate JDC au conseil national


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