La charitable utopie du salaire minimum

non valais

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Pour les JDCVr, la solution aux trop bas salaires est à trouver dans les conventions collectives pour éviter les effets collatéraux de cette initiative :

  • Chômage
  • Hausse des prix
  • Dévalorisation des CFC
  • Nivellement des salaires vers le bas

En effet, les JDCVr n’adhèrent pas, tout d’abord, à la systématique diabolisation du patron, qui, non content de s’enrichir sur le dos de ses employés, se permettrait encore de les « sous-payer ». On nous ment trop souvent à ce sujet. Nombre de chefs d’entreprise souhaiteraient pouvoir faire plus pour leurs employés, mais ne le peuvent tout simplement pas.

Et pourquoi cela ? Parce que, dans le secteur primaire principalement, les produits vendus sont de faible valeur ajoutée. L’instauration d’un salaire minimum engendrerait dès lors, dans des milieux comme l’agriculture ou la boulangerie, une hausse des prix faisant la part belle à tous nos concurrents étrangers. Pas sûr que ceux qui travaillent d’arrache-pied pour le social soient prêts à payer 10.- le kilo d’abricots valaisans quand les français ne coûtent que 4.- Certes toutes les PME ne réagiront pas de la sorte. Certaines, à l’exemple de Reitzel, procéderont à des licenciements de personnel, ne pouvant pas assurer un salaire minimum de 4’000 francs à tous ses employés. Le chômage qui en résulterait serait bien mal venu en cette période difficile.
D’autre part, la liberté contractuelle reste chère aux yeux des JDCVr. Un nouveau venu sur le marché du travail voulant accepter un contrat d’embauche de 3800.- par mois se le verrait interdire et l’employeur supprimera tout bonnement ce poste s’il devait le rémunérer à 4000.-. En effet, tous les métiers, toutes les branches ne doivent pas être mis au même niveau. C’est pourquoi le système des conventions collectives, négociées en connaissance de cause par des professionnels et en accord avec la réalité économique sont beaucoup plus profitables à l’ensemble de notre société.

Finalement, une dévalorisation des CFC sera certainement observée. Pourquoi devoir se former alors qu’en entrant directement dans le monde du travail le salaire serait équivalent suite à un nivellement par le bas ?

Pour ces raisons, les JDCVr ne soutiendront pas les initiatives fédérales et cantonales visant à instaurer un salaire minimum.


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