Pourquoi nous disons NON au DPI le 14 juin

Tout d’abord, devant un thème autant sensible et technique, il est intéressant de rappeler les termes exacts qui seront soumis au vote. Actuellement, la Constitution dit clairement : « ne peuvent être développés hors du corps de la femme jusqu’au stade d’embryon que le nombre d’ovules humains pouvant être immédiatement implantés ». La modification proposée au peuple permettrait de développer jusqu’au stade d’embryon « le nombre d’ovules humains nécessaire à la procréation médicalement assistée ». Cette phrase sous entend donc que l’on pourra purement et simplement produire des embryons, en faire une sélection et détruire ceux que l’on ne désire pas. Les Jeunes Démocrates Chrétiens du Valais romand rejettent cette modification constitutionnelle qui permet une sélection entre les êtres humains.

La Constitution donne les grandes lignes du fonctionnement sociétal de notre pays. Des lois sont donc en cours d’élaboration par le Parlement pour permettre d’appliquer ce diagnostique préimplantatoire. Et déjà, des dérives surviennent. Une première proposition avait été de limiter le nombre d’embryons à 8 et, maintenant, 12 sont déjà proposés. Une définition de ce qu’est une maladie grave avait été créée et elle a déjà été élargie notamment à la trisomie 21. Au départ, les parlementaires souhaitaient que le DPI soit limité aux couples susceptibles de transmettre une maladie grave et maintenant ils veulent le permettre à tous ceux qui font une procréation médicalement assistée. A peine pense-t-on donner un doigt que déjà on nous mange le bras. Les Jeunes Démocrates Chrétiens du Valais romand estiment que cela va trop loin et ira toujours plus loin. Nous ne souhaitons pas nous laisser emporter dans cette pente glissante qui tend vers l’autorisation, peut-être, un jour, d’un screening complet des embryons ou d’une sélection de caractéristiques génétiques telles que le sexe ou même la couleur des cheveux. En tant que jeunes, nous trouvons important de réfléchir un peu plus loin qu’une simple votation et décider de la direction que nous souhaitons donner à notre pays.

Nous pensons qu’il incombe aux politiques suisses de protéger la vie et la dignité des êtres humains dans un cadre large. Nous souhaitons garder des garde-fous élevés malgré les positions des pays environnants, car il n’y a rien de pire que de tendre vers une instrumentalisation de la vie humaine. Merci de refuser le 14 juin 2015 la modification constitutionnelle relative à la procréation médicalement assistée.

Pour le comité JDCVr

Nathan Bender

Yannick Ruppen


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