Et on continuera à se serrer la main

Se serrer la main quand on se rencontre ou qu’on se quitte fait partie des usages courants de notre pays.  Ce geste est positif, il implique  ouverture au dialogue et loyauté. Le refuser, c’est signifier à l’autre mépris ou inimitié.

La décision d’une autorité scolaire de la campagne bâloise d’accepter que des garçons refusent de serrer la main de leur institutrice  est  totalement choquante et constitue une très mauvaise réponse à des revendications belliqueuses, relevant de pratiques religieuses extrémistes. Et que se passera-t-il lorsque ces jeunes, dans quelques années, se retrouveront dans un bus conduit par une femme, seront soignés par une dentiste, seront verbalisés par une policière ou dirigés par une femme dans l’entreprise ?

La Jeunesse démocrate chrétienne de Valais romand entend œuvrer au respect du contrat social démocratique suisse, basé sur des  valeurs non-négociables, en particulier l’égalité entre hommes et femmes. Elles demandent l’application d’une politique d’intégration approfondie où l’on transmet les fondements de notre vivre ensemble « citoyen ». Cela commence à l’école , par serrer la main de la maîtresse, par la participation aux cours de natation et par l’acceptation de la mixité. Cela implique aussi un enseignement clair des valeurs d’égalité et de liberté.

Les JDCVr attendent des autorités politiques à tous les niveaux qu’elles s’engagent avec davantage de détermination pour le respect et le maintien de notre société et de ses valeurs fondamentales. On a perdu beaucoup de temps sur ces questions. Il faut aujourd’hui lutter résolument contre le communautarisme et cesser la politique de la facilité ou du compromis  à tout prix qui en favorisent la progression.

Il faut aussi savoir exprimer clairement que si certains migrants n’entendent pas  respecter nos valeurs citoyennes et notre contrat social, ils n’ont pas de place dans notre pays.

Pour les JDCVr
Yannick Ruppen


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